L'association de la semaine

 

L’OABA

 

 

Reconnue d’utilité publique en 1965, l’OABA a pour vocation la défense des animaux, de l’élevage à l’abattoir. L’OABA est une des associations pionnières et majeures ayant permis une immense avancée des réglementations et lois ainsi que des mentalités des professionnels du milieu de l’élevage, avec qui l’association a toujours privilégié la voie du dialogue.  Le monde de la condition animale lui doit, entre autres, l’étourdissement obligatoire des animaux lors du processus d’abattage.

Grâce à l’aide de nombreux bénévoles et d’adhérents, l’OABA œuvre depuis plus de 50 ans pour la protection des animaux de ferme. L’association fonctionne uniquement grâce aux donateurs et ne bénéficie d’aucune subvention.

Les ambitions de l’OABA sont ainsi de :

  • améliorer la réglementation sur la protection des animaux d’abattoirs et de la législation dans le respect du bien-être animal

 

  • recourir à des procédures judiciaires contre les personnes maltraitantes et de secourir les animaux victimes de mauvais traitements afin de leur fournir des soins appropriés. Pour cela, l’association a notamment créé le « Troupeau du bonheur » qui accueille des animaux retirés des éleveurs sur décisions de justice, ou dont les propriétaires n’ont plus les moyens physiques et/ou financiers, pour les héberger dans de meilleures conditions pour le restant de leurs jours. L’OABA prend ainsi en charge leur transport, les soins vétérinaires et leur hébergement dans une quinzaine de fermes partenaires en France. Le « Troupeau du bonheur » comprend actuellement 284 pensionnaires (bovins, équidés, cochons, ovins et caprins).

 

  • Imposer le recours systématique à l’étourdissement des animaux lors de l’abattage

 

  • Mener des enquêtes sur le terrain pour visiter et contrôler les élevages, les marchés, les transports et les abattoirs

 

  • Eduquer et sensibiliser

 

  • Soutenir la recherche scientifique

 

  • Attribuer des récompenses et créer des prix

 

L’histoire de l’OABA en quelques lignes :

 

L’OABA a été fondée par Jacqueline Gilardoni en 1961.

« Tout a commencé lorsqu’une vieille ânesse, échappée de l’abattoir de Menton, se met sous la protection d’une femme et de sa fille. C’est ainsi que Jacqueline Gilardoni découvre le monde rude des abattoirs. Elle achète cette ânesse “Amigo” qui connaîtra enfin le repos et l’affection. Cet animal deviendra le symbole de toute une vie consacrée à la cause animale. »

© OABA

Madame Gilardoni eut par la suite pour ambition d’obtenir la réalisation d’appareils d’insensibilisation des animaux avant leur mise à mort ainsi que la création d’une législation veillant à rendre obligatoire leur utilisation. Elle créa dans ce but l’OABA et réussi, parmi de nombreuses autres victoires, à rendre l’étourdissement obligatoire des animaux en 1964.

 

« L’OABA est une œuvre d’amour et d’efficacité. Une œuvre réaliste qui a su concrétiser son immense pitié envers les Animaux destinés à l’alimentation des Hommes. »

 Jacqueline Gilardoni

 

http://oaba.fr

Gabrielle Montier, le 7 décembre 2017