Abandons d’animaux pendant les vacances

A l’heure où beaucoup de français préparent leurs vacances d’été, certains d’entre eux, réfléchissent sérieusement à la manière dont ils vont  abandonner leur fidèle compagnon, devenu trop encombrant pour les vacances.

 

Les animaux, meilleurs amis des hommes ?

L’animal de compagnie, que ce soit le chat ou le chien particulièrement, a pris ces dernières années une place importante dans les familles. Il est devenu un objet d’attachement, il peut rompre la solitude ou l’isolement. Dans certains cas, il peut devenir chien-guide et apporter confort, sécurité aux personnes présentant un handicap visuel.  Parfois aussi, il peut être médiateur et collaborer avec des professionnels de la santé, appelés « intervenant professionnel en médiation animale » et participer à l’éveil des réactions afin d’améliorer le potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif d’une personne.

Et pourtant cet été, malgré toutes ces qualités, l’animal sera victime d’abandon et de maltraitance.

Selon une étude FACCO/TNS SOFRES du 2014, la France compte 12.7 millions de chats et 7.3 millions de chiens, ce qui la classe en tête des pays d’Europe possesseurs d’animaux de compagnie.

D’une part, les abandons se manifestent par une arrivée massive d’animaux dans les refuges et d’autre part, par un grand nombre d’animaux retrouvés dans les rues.

Il y a de multiples raisons qui poussent les maîtres à poser un tel acte :

  • L’arrivé d’un bébé
  • Le manque de temps
  • Des problèmes financiers
  • Des allergies
  • Un déménagement
  • La maladie
  • Des problèmes de comportement
  • ……

Depuis janvier 2015, les animaux sont reconnus définitivement comme des êtres sensibles dans le Code Civil.

L’Assemblée nationale a voté en lecture définitive le mercredi 28 janvier 2015 le projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures.

L’animal est désormais reconnu comme un «être vivant doué de sensibilité» dans le Code civil (nouvel article 515-14).

Si le code rural et le code pénal reconnaissaient déjà les animaux comme « des êtres vivants et sensibles » le changement ainsi opéré inscrit le droit dans une volonté d’harmonisation entre les textes.

Les animaux (qu’ils soient domestiques, sauvages apprivoisés ou tenus en captivité) tendent à être davantage protégés contre les mauvais traitements.

Plusieurs sanctions pénales sont ainsi prévues en cas de mauvais traitements, d’abandon, de sévices graves et d’atteintes à la vie ou à l’intégrité de l’animal.

En droit français, l’abandon d’animal est un délit pénal selon l’article 521-1 du Code Pénal, de même gravité que les sévices graves ou actes de cruauté.

Le propriétaire qui abandonne son animal peut être puni de 2 ans de prison et de 30 000 € d’amende (le juge pouvant prononcer, à titre complémentaire, l’interdiction définitive ou provisoire de détenir un animal).

En cas de condamnation du propriétaire ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l’animal à une association de protection animale. Celle-ci pourra en disposer librement.

Les Associations et Fondations d’envergure nationale ou locale pourront alors accueillir l’animal et éventuellement le placer dans une nouvelle famille.

Il est à noter que si les refuges s’apparentent souvent quant à eux à l’ultime recours,  parfois gratuit ou du moins pas très onéreux qui permet  d’éviter l’abandon sur la voie publique de nouvelles start-up tendent également à se développer afin de proposer de la mise en relation pour faire garder les animaux notamment en période estivale (Eden Garde par exemple).

Malgré les campagnes de sensibilisations sur l’abandon organisées par diverses associations, on estime à 100.000 animaux abandonnés dont 60.000 en été,  essentiellement des chiens et des chats, et des centaines de procédures sont engagées pour faits de maltraitances.

Comme l’écrit Corine Pelluchon dans le Manifeste animaliste, nos rapports aux animaux sont donc le reflet de notre rapport à nous-mêmes et la maltraitance envers eux est bien souvent un signe avant-coureur de la violence envers les humains, notamment les plus faibles, comme les enfants, les femmes, les personnes en situation de handicap.

Luttons contre la maltraitance animale, prenons parti ! Soyons doux et aimant avec nos animaux.

« Nous pouvons juger le cœur d’un homme par son comportement envers les animaux. »
Emmanuel Kant (1724-1804)

Article écrit par Sylvie Riche, juillet 2017

Les conseils de Prune et Sylvie

Valises, crèmes solaires, météo des plages…
Laisses et colliers sont dans le sac de voyage, jouets dans la cage de transport et gamelles « spécial vacances » sont sur la table de la cuisine !

On part en vacances… !!!

Si, aujourd’hui, pour beaucoup de familles, organiser les vacances est une nécessité, elle l’est moins pour nous, les compagnons à quatre pattes. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation à l’abandon, en ce début de période estivale, un grand nombre d’animaux vont être victimes de salves d’abandons.

Mais pour moi, Pruno, Springer Spaniel de 7 mois, départ en vacances ne rime pas avec ABANDON !!! J’ai une maîtresse soucieuse de mon bien-être et, bien préparées, les vacances ensemble sont source de plaisirs partagés…

Vous faites le choix d’emmener votre animal, voici quelques conseils pratiques pour voyager tranquille et en toute sécurité !

1/ Faire les bagages

  • La nourriture et la gamelle
  • Le couchage
  • Une trousse pour les premiers soins
  • Un passeport européen
  • Un carnet de santé en règle de vaccination selon la destination
  • L’identification par puce électronique
  • Les doudous et les jouets

Notez que pour les voyages hors de l’Union Européenne, il faut se renseigner auprès des ambassades du pays de destination.

2/ Choisir une formule d’hébergement
qui accepte votre compagnon (la Fondation 30 Millions d’Amis a recensé plus de 20 000 adresses en France où l’animal est le bienvenu)

3/ Choisir le mode de transport adapté
Si la voiture reste le moyen le plus simple et le moins contraignant, le compagnon peut aussi vous accompagner dans des voyages aériens, ferroviaires ou maritimes. Il faut dès lors se renseigner auprès des différentes compagnies afin de connaître les conditions exigées et les formalités à respecter.

4/ Sur le lieu de villégiature
partager des moments de loisirs et de détente (certaines plages accueillent les chiens sur certaines conditions) et surtout, rester attentif à votre fidèle compagnon.

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