Enclos et parcs d’animaux sauvages : le ball-trap des chasseurs

©ASPAS

Plus de 1 300 enclos et parcs d’attraction pour chasseurs sont répertoriés aujourd’hui en France et entre 50 000 et 100 000 animaux y sont détenus – cerfs, chevreuils, mouflons, daims, sangliers, etc.

L’ASPAS a mené une enquête sur la chasse qui y est pratiquée et dénonce un « véritable business entre chasseurs ».
En effet, activité commerciale à part entière, les enclos sont aménagés pour proposer un réseau de routes et de pistes, et sont équipés de miradors. Ils peuvent ainsi accueillir entre 8 à 10 personnes pour un prix à la journée d’environ 150 € auquel s’ajoute un prix par animal tué, selon une grille bien définie (un chevreuil : de 400 à 1100 € ; un faon : 500 €…). Les propriétaires des enclos n’ont rien négligé puisqu’il existe même des forfaits ou des formules du type « 8 sangliers et/ou daims femelles pour 4900 € »…

Ne pouvant s’échapper, acculés et pris au piège, les animaux y sont massacrés sans vergogne par les chasseurs. Ces derniers font durer la traque jusqu’à épuisement de leur proie, la poursuivant avec leurs chiens, en quads ou en 4X4 avant de décider de l’abattre, sachant qu’elle ne leur échappera pas.

Un parc n’est ouvert aux chasseurs que durant la période de chasse en vigueur sur le territoire concerné alors qu’un enclos reste ouvert toute l’année.Les animaux y sont nourris et certains se reproduisent en captivité. Les enclos sont également « réapprovisionnés » d’animaux achetés à l’étranger ou dans d’autres élevages.

L’ASPAS demande au gouvernement que cessent ces pratiques sadiques et cruelles en interdisant la chasse en captivité.

Signez la pétition contre la chasse dans les enclos en cliquant ici.

 

 

Le 19 septembre 2019