IFAW demande à l’UE une législation plus contraignante pour interdire le commerce d’ivoire

Suite à la consultation en ligne de la Commission européenne sur le commerce d’ivoire, l’association IFAW demande à l’Union Européenne d’instaurer une législation plus contraignante pour interdire le commerce d’ivoire.

L’organisme a ainsi récemment publié un article dévoilant l’interview de John Albrecht, PDG et propriétaire de Leonard Joel, une des plus importantes salles des ventes en Australie.

Alors que certaines des plus grandes salles des ventes au monde avaient déclaré que l’interdiction du commerce d’ivoire influencerait négativement leurs affaires, Monsieur Albrecht a pris « une décision sans précédent » et a refusé de négocier depuis le 1er janvier 2017 de l’ivoire brut ou de l’ivoire travaillé après 1921. Ses salles de ventes ne négocieront également plus d’ivoire travaillé d’avant 1921 à partir de janvier 2019.

« Les commissaires-priseurs ne font pas le lien entre leurs activités et les pratiques inutiles et inhumaines que sont le braconnage et le massacre d’éléphants » a mentionné le PDG du groupe Leonard Joel.

Les activités de ventes sont pourtant directement liées à cette problématique et peuvent jouer un rôle majeur sur la chaîne d’approvisionnement. John Albrecht précise également que les revenus de ses salles n’ont pas ralenti, et ont même « dépassé les prévisions ».

« Une étude récente réalisée auprès de salles des ventes britanniques, les plus grandes importatrices et exportatrices d’arts et d’antiquités en Europe, va dans le même sens et montre que la quantité et la valeur des pièces en ivoire vendues par chacune des salles des ventes ne représentent en réalité qu’une petite partie de leur commerce (octobre 2017, ©Two Million Tusks). »

À la lumière de ce témoignage, IFAW, soutenu par de nombreuses personnalités et d’autres ONG, sollicite l’Union Européenne pour qu’une législation plus contraignante soit mise en place afin d’interdire réellement le commerce de l’ivoire.

« Aujourd’hui, il faut agir car les animaux sont essentiels à l’équilibre des écosystèmes dont nous, humains, avons besoin pour survivre. Un éléphant vaut bien plus vivant que mort ! »

Lire l’article d’IFAW

 

Gabrielle Montier, le 27 décembre 2017