La « prison des baleines » n’existera bientôt plus en Russie

Sous la pression des associations de protection animale et d’une vague de protestations internationales – 1,5 million de signatures récoltées – le gouvernement russe a cédé et a pris la décision de remettre en liberté une centaine de cétacés prisonniers.

La procédure de réhabilitation des cétacés a commencé fin juin et se poursuivra jusqu’en octobre. Les animaux sont relâchés en groupes en tenant compte des liens sociaux qu’ils ont créés entre eux lors de leur captivité.
Les premiers à bénéficier de ce retour à l’état sauvage sont 2 orques et 6 bélugas. Après avoir été transférés des bassins de la baie de Srednyaya, où ils étaient détenus, vers un centre pour mammifères marins, ils ont été relâchés dans la baie de Sakhalin, dans la mer d’Okhotsk, au nord du Japon. Soit  6 jours de transport par route et voie fluviale sous l’œil vigilant de vétérinaires, experts internationaux et dresseurs.

Orques et bélugas sont inscrits dans l’annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction). Cette annexe présente la liste des espèces qui, « bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’était pas étroitement contrôlé ». Ces espèces peuvent donc être capturées et vendues dès lors qu’il s’agit de recherche ou de programmes éducatifs mais en aucun cas à des fins commerciales.

En Russie, le gouvernement envisage de supprimer la faille juridique qui existe aujourd’hui et qui hélas permet la capture et la détention de cétacés en Russie et leur vente à l’étranger – sans reproduction en captivité des cétacés. En effet, la plupart des animaux capturés étaient ensuite vendus à des aquariums chinois. Entre 2013 et 2016, ce serait 13 épaulards qui auraient ainsi été exportés pour un montant d’environ 9 millions d’euros.

Quant aux entreprises qui ont réalisé ces prises illégales, elles ont été condamnées à de lourdes amendes ou sont en cours de jugement.

 

Le 15 juillet 2019