La Wallonie et la Flandre donnent les exemples à suivre en matière de protection animale

En peu de temps la Wallonie et la Flandre ont toutes deux pris des décisions révolutionnaires en matière de protection animale !

La Wallonie vient ainsi d’adopter le Code du bien-être animal. Celui-ci a pour but d’assurer la protection et le bien-être des animaux en prenant en compte leurs besoins physiologiques et comportementaux ainsi que leurs rôles sociétaux et écologiques. Ce code du bien-être animal interdit, entre autres, l’élevage en batterie des poules pondeuses, l’utilisation des poneys pour des balades en manèges, les animaux sauvages au sein des cirques et la détention de cétacés, rend obligatoire l’identification des chiens et des chats et instaure le permis de détention d’un animal. Cette dernière mesure est d’ailleurs un point majeur du code.

« Chaque citoyen de Wallonie l’obtient par défaut, mais toute personne reconnue pour des faits de maltraitance sera inscrite dans une base de données avec interdiction de posséder un nouvel animal. En plus de cette liste noire, les sanctions pénales prévues sont très dissuasives, jusqu’à 15 ans de prison et 10 millions d’euros d’amende pour les contrevenants et ceux qui maltraitent, abandonnent ou négligent leurs animaux. » a expliqué Catherine Hélayel, avocate et cofondatrice de l’association Animal Justice et Droit.

De son côté la Flandre a interdit l’élevage d’animaux à fourrure et le gavage pour la production de foie gras d’ici 2023. La Belgique devient ainsi le 11e pays de l’union européenne à mettre à fin à l’élevage pour la fourrure animale. Le président de l’association belge GAIA, Michel Vandenbosh, ne cache pas sa joie « Enfin ! C’est le résultat d’un combat long de plus de 20 ans. […]GAIA lutte depuis sa création il y a 26 ans, pour une fin du gavage pour la production de foie gras ainsi que pour celle de l’élevage d’animaux à fourrure en Belgique. »

La France est bien en retard sur tous ces sujets et il serait bon de suivre les exemples donnés par les régions de Belgique. Les associations de protection animale œuvrent ainsi dans ce sens et souhaitent une véritable prise en compte du bien-être animal par le gouvernement français.

 

Gabrielle Montier, le 23 juillet 2018

 

Sources :

www.leparisien.fr
www.sudinfo.be
www.gaia.be