Le combat de l’association L214 pour un avenir sans œufs de batterie se concrétise

En mai dernier, l’association L214 dénonçait des maltraitances animales au sein d’un élevage de poules en Vendée. L’entreprise, dont les conditions sanitaires étaient déplorables, abritait 160 000 poules dont de nombreuses étaient déplumées, infestées de parasites, malades ou blessées. Après avoir porté plainte contre l’élevage, l’organisme de protection animale avait interpellé le groupe agroalimentaire Panzani et sa marque Lustucru, clients de l’entreprise vendéenne. Suite à ces échanges, ces industriels spécialistes des pâtes se sont engagés pour le respect du bien-être animal avec pour objectif de n’utiliser que des œufs hors-cage d’ici 2025. Dans le même esprit, et simultanément, de nombreuses enseignes (Monoprix, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Lidl, Picard, Sodexo, Mc Donald’s, Michel & Augustin, Barilla …) se sont jointes à cette dynamique du changement.

Cette victoire prometteuse du groupe L214 ne s’arrête pas là, puisqu’un grand nombre d’industries ont elles aussi récemment décidé d’abandonner les œufs de batterie. En effet, les groupes Andros ou bien encore Pierre Martinet, mais aussi des organismes de restauration (Domino’s Pizza, CourtePaille, Grand Frais …), des leaders du commerce de gros (Metro, Pomona, Transgourmet) ainsi que des marques bien connues (Bonne Maman, Harry’s, Pasquier, Mondelez, Barilla, etc.) se sont toutes engagées dans une démarche d’approvisionnement d’œufs hors-cage.

« Désormais, dans chaque secteur de l’agroalimentaire, les entreprises sont engagées publiquement à exclure à date butoir (2025 au plus tard) les œufs de poules en cage de leur approvisionnement : grande distribution, restauration collective, hôtellerie, restauration commerciale, grossistes et fabricants industriels sont aujourd’hui concernés par ce changement » déclare l’association L214.

Dans un premier temps symbole d’une grande transition vers des élevages alternatifs, cette liste d’enseignes complétée par de plus en plus de poids lourds de la distribution agroalimentaire signifie désormais l’abolition imminente de ce mode d’élevage en France : « Nous nous approchons enfin de la fin des élevages en cage dont plus personne ne veut : ni les entreprises, ni les consommateurs, ni les animaux » affirme Johanne Mielcarek, porte-parole de L214.

Gabrielle Montier

Le 05 octobre 2017