Les chasseurs, le gouvernement et…le déni de démocratie

L’arrêté pris par l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, vient d’être annulé par le Conseil d’Etat. Cet arrêté suspendait la chasse de deux espèces à protéger : la barge à queue noire et le courlis cendré.
Mais le délai de 4 jours minimum pour prendre en compte les observations et propositions faites lors de la consultation publique n’ayant pas été respecté, la suspension de la chasse des deux espèces a été annulée.
En outre, l’Etat doit verser 3 000 € à la Fédération nationale des chasseurs… sans doute pour tuer davantage d’animaux quasiment menacés d’extinction ! 
Si la barge à queue noire bénéficie toutefois d’un moratoire d’un an, le courlis cendré n’aura pas cette chance.

Sur la même lancée, le gouvernement vient de confirmer son arrêté sur le classement des « nuisibles » jusqu’en 2022 qui en autorise donc la chasse afin de « réduire l’impact des dégâts que certains spécimens provoquent dans un territoire donné ».
Nous avions évoqué ce sujet il y a quelques semaines (voir notre article en cliquant ici).

Rebaptisée « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » – plus correcte politiquement – cette liste des « nuisibles » a fait l’objet d’une consultation publique dont les résultats ont donné 65% d’avis opposés, soit plus de 35 000  sur les 53 853 avis exprimés !
Mais l’Etat semble faire la sourde oreille ou ne veut pas voir ce qu’il y a à voir. Ce seront donc près de 2 millions d’animaux qui seront abattus d’ici 2022 par les chasseurs…

 

Le 18 juillet 2019