Libre-échange et bien-être animal : le mariage impossible ?

Le traité de libre-échange prévu entre l’Union européenne et le Canada, dénommé CETA pour « Comprehensive Economic and Trade Agreement » d’une part et, d’autre part, le traité entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud, soit le Mercosur pour « Mercado Común del Sur », ne contiennent l’un et l’autre aucune mesure de protection animale.
Ainsi, alors que des normes de bien-être animal concernant l’abattage sont appliquées aux importations européennes, rien n’est précisé sur les conditions d’élevage et de transports dans ces futurs accords. Concrètement cela signifie que l’Europe va ouvrir ses portes à des produits laitiers, viandes et poissons pour lesquels pas la moindre réglementation de protection animal ne sera exigée

Au travers de ces traités, les droits de douane n’étant pas appliqués, les produits se vendront donc à meilleur marché. Oui mais quels produits ?
On sait déjà qu’Outre-Atlantique des fermes-usines existent et qu’elles se développent en Amérique du Sud, avec, en sus, les conséquences sur la biodiversité que l’on connaît : déboisement de la forêt amazonienne, perte de leur habitat pour certaines espèces, etc.
On sait aussi que – toujours Outre-Atlantique – les truies reproductrices sont confinées dans des espaces réduits sur de plus longues périodes qu’en Europe, les veaux sont isolés toutes leur vie dans des box, les antibiotiques sont chose courante, etc. sans parler des conditions de transports pour lesquels il n’y a quasiment ni charte ni règlement !

Souvenons-nous des conditions de vie effroyables des chevaux et des souffrances endurées (voir notre article en cliquant ici), et il faudra s’en souvenir davantage puisque la viande chevaline en provenance du Canada, de l’Argentine et de l’Uruguay – que l’on trouve dans nos supermarchés – ignore l’étiquetage obligatoire.

Alors, que faut-il faire ? Etre informé et faire circuler l’information, interroger les enseignes de la grande distribution sur l’origine des produits mis en rayons, s’enquérir auprès des boucheries chevalines, de son boucher habituel, etc. et, autant que faire se peut, ne pas acheter, pour le moins, de la viande de cheval.
Poursuivre la mobilisation, signer des pétitions, faire savoir que « nous ne sommes pas d’accord »…

Se mobiliser en cliquant ici.

 

 

Le 19 juillet 2019