Quand le réchauffement climatique joue le maître de céans

©National Geographic

« Boom… boom… ching… ching »… ça pourrait être une rythmique d’un nouveau genre mais ce n’est que le cri du kakapo de Nouvelle-Zélande lors de la saison des amours qui dure… 3 mois !

Cet étrange oiseau – le plus grand perroquet de la planète qui peut vivre jusqu’à 90 ans – était en danger d’extinction. Seulement 130 individus étaient recensés. En cause : les rats et autres rongeurs en avaient fait un mets de choix, participant avec l’urbanisation humaine, à sa disparition.

Mais le réchauffement climatique en a décidé autrement et depuis quelques années on constate une augmentation de sa population.
En effet, les femelles se nourrissant de baies de Rimu (de la famille des conifères), particulièrement abondantes grâce à la montée des températures, ont donné naissance à davantage de petits (249 œufs pondus cette année). Cette baie, riche en vitamine D, aurait boosté leur fertilité.

Pourtant tous les animaux n’ont pas eu cette chance.
Le Melomys rubicola vient de disparaître à cause de ce même réchauffement climatique.

Ce petit rat brun, vivait en Australie sur l’île de Bramble Cay. Les tempêtes, inondations et montée des océans, toutes dues au changement climatique, ont eu raison du petit animal.
Le rongeur avait été vu pour la dernière fois il y a 10 ans. Depuis, les recherches pour repérer des spécimens se sont révélées stériles.    

 

Le 19 avril 2019