Victoire pour les deux macaques rescapés et menacés d’euthanasie au zoo de Labennes

La Fondation 30 Millions d’Amis avait tout mis en œuvre pour leur éviter la mort. Sur décision de la préfecture des Landes, les 2 seuls rescapés de la Pinède des Singes seront accueillis au sanctuaire du Refuge de l’Arche en Mayenne.

Junior et Miguel définitivement mis hors de danger : grâce à un travail de longue haleine mené par la Fondation 30 Millions d’Amis avec les autorités, ces macaques détenus par la Pinède des Singes (40) seront prochainement transférés dans un sanctuaire. C’est lors d’une ultime réunion à la préfecture des Landes à Mont-de-Marsan (40) que cette décision a été prise (13/09/2017).

2 survivants… sur 163

Dans un communiqué, la préfecture indique que « les associations ont pu présenter au propriétaire actuel et aux services de l’Etat une proposition ferme de prise en charge complète des animaux, comprenant leur transport dans des conditions réglementaires, leur placement dans une structure de quarantaine sanitaire agréée puis leur placement pérenne au sein d’un établissement ».

C’est le refuge de l’Arche, en Mayenne, qui accueillera les animaux, début octobre dès que les formalités administratives seront réglées. La Fondation 30 Millions d’Amis est soulagée que cette décision évite l’euthanasie à ces primates, mais regrette que 163 macaques n’aient pas eu cette chance en mai 2017, alors qu’elle avait présenté les mêmes garanties aux pouvoirs publics.

 

Rappel des faits

Le parc animalier La Pinède des singes avait été placé en liquidation judiciaire en avril 2016 parce qu’il ne pouvait plus assumer la mise en conformité de ses installations demandée par les services vétérinaires. Des négociations avaient alors été entreprises avec les autorités et des solutions de replacement des animaux dans différents sanctuaires avaient été proposées, notamment par la Fondation 30 Millions d’Amis.

En mai 2017, la préfecture des Landes avait intimé l’ordre d’euthanasier les 165 macaques de La Pinède des singes, sans consulter les associations de protection animale, avançant un risque sanitaire car une partie des singes étaient porteurs de l’herpès.